Comprendre son Design Humain ne garantit pas que son activité soit écologique
Il arrive un moment où on sent que quelque chose ne colle plus.
- Vous connaissez votre Design Humain et ses fondamentaux.
- Vous avez identifié votre type, votre stratégie, votre autorité, vos besoins énergétiques.
- Vous prenez des décisions plus justes qu’avant.
- Vous avez parfois même ralenti, réorganisé, ajusté…
Et pourtant, dans votre activité… Vous sentez que vous forcez encore dans certains aspects.
Pas de manière évidente.
Pas au point de tout arrêter.
Mais suffisamment pour sentir que quelque chose vous fatigue, là où, en théorie, ça devrait être plus fluide.
C’est souvent subtil, mais cela peut ressembler à :
- Continuer à proposer des accompagnements ou des séances individuelles, alors que le corps n’a plus l’énergie pour une présence régulière
- Animer des ateliers, des cercles ou des cours en forçant un rythme ou une fréquence qui fatigue plus qu’elle ne nourrit
- Porter seule la structure, l’organisation et la tenue des espaces, même quand le rôle réel serait plutôt celui de l’observation ou de la guidance
- Adapter son discours, ses contenus ou sa posture pour rester accessible, alors qu’une partie de soi n’a plus envie d’expliquer ou de convaincre
- Utiliser le Design Humain dans ses accompagnements, tout en continuant à travailler selon des cadres ou des formats qui ne respectent plus son propre fonctionnement
- Sentir que « ça marche », que les personnes sont satisfaites, mais terminer les journées vidée, avec peu d’espace pour se régénérer
Ce sont des signaux de friction entre ce que vous faites et ce que vous ressentez.
Ce qui fatigue n’est pas toujours ce que vous faites
Beaucoup de femmes que j’observe ne font rien de « faux ».
Elles connaissent leur Design Humain.
Elles savent comment elles sont censées fonctionner.
Elles prennent des décisions plus justes.
Et pourtant, dans leur activité, certaines continuent à fonctionner comme avant parce qu’il n’est pas toujours évident de faire confiance à d’autres manières d’Être et de faire, même lorsqu’on les connaît.
Changer une organisation, un rythme, une posture professionnelle ne se décrète pas.
Cela demande parfois de traverser une zone d’inconfort, d’incertitude, de doute – surtout quand l’ancien mode de fonctionnement a longtemps “tenu” et montré que ça fonctionnait … en partie.
Alors on avance quand même.
On ajuste partiellement.
On compose.
Ce qui fatigue, dans ces cas-là, ce n’est pas l’action en elle-même.
C’est la manière dont l’activité continue de solliciter un fonctionnement qui a déjà évolué.
Le corps, lui, vit souvent le décalage avant le mental.
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Une fatigue qui s’installe peu à peu
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Des tensions ou des douleurs récurrentes
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Une sensation de tiraillement entre ce qu’on décide intérieurement et ce qu’on met concrètement en place
Le mental, de son côté, peut venir saupoudrer de doute :
« Est-ce vraiment possible autrement ? »
« Est-ce que je ne me complique pas la vie ? »
« Est-ce que je ne devrais pas encore assurer d’abord et faire le changement après ? »
Et malgré tout, ces femmes avancent.
Parce qu’elles savent, au fond, que c’est en avançant – et non en revenant en arrière – que l’ajustement devient possible dans la durée.
Ce mécanisme est la manifestation de frictions, liées au temps nécessaire pour que le fonctionnement réel et l’organisation de l’activité se réaccordent.
Le piège de l’adaptation silencieuse
Quand on connaît son Design Humain, on sait s’adapter … intelligemment.
On ajuste.
On compense.
On trouve des façons de faire « qui passent ».
Et souvent, cette adaptation est tellement intégrée qu’elle ne se voit plus.
On ne se dit pas :
« Mon activité ne me respecte pas. »
On se dit plutôt :
« Il y a encore un truc à affiner. »
« Je n’ai pas encore trouvé la bonne organisation. »
« Je devrais pouvoir faire tenir ça autrement. »
Il y a là, à la fois, une adaptation intelligente et un temps de transition, le temps que le fonctionnement aligné cesse d’être seulement compris et puisse commencer à être véritablement habité dans l’activité.
La fatigue ou la lassitude apparaît lorsque cette phase de transition s’étire, et que l’adaptation devient un mode de fonctionnement durable.
Alors que le corps, lui, signale déjà, depuis un moment, qu’un réajustement plus profond est … nécessaire.
Une activité peut être cohérente… et non écologique
- Une activité peut avoir du sens.
- Être alignée avec vos valeurs.
- Correspondre à vos compétences ou votre expertise.
Et malgré tout, vous demander un effort constant pour tenir.
Pas parce qu’elle est mal construite.
Mais parce qu’elle continue de solliciter, au quotidien, un mode de fonctionnement que vous êtes déjà en train de quitter.
Alors vous ajustez encore.
Un peu.
Juste ce qu’il faut pour que ça passe.
Jusqu’au moment où le corps ne suit plus vraiment, et où le doute revient sur votre capacité à faire autrement.
Et c’est normal, c’est simplement le signe qu’un nouvel équilibre est en train de se mettre en place.
Voir le décalage plutôt que forcer l’ajustement
A ce stade, il ne s’agit plus de comprendre davantage votre Design Humain.
Il s’agit de voir comment il est concrètement incarné dans votre activité.
- Là où ça demande encore beaucoup d’énergie.
- Là où il y a encore des doutes.
- Là où vous continuez à vous adapter alors que quelque chose, en vous, a déjà changé.
Rendre ce décalage visible ne crée pas un plan d’action.
Mais cela permet souvent à certains ajustements de s’imposer d’eux-mêmes.
Quand ce type de décalage devient perceptible, il ne s’agit pas de faire plus d’efforts, ni de mieux s’adapter.
Il s’agit de voir clairement comment votre fonctionnement réel est aujourd’hui mobilisé dans votre activité, et où cette mobilisation crée de la pression, de la résistance ou de la fatigue.
C’est ce regard-là qui permet, ensuite, les ajustements requis.
Avant d’aller plus loin, vous pouvez vous poser ces questions :
A quels endroits de mon activité est-ce que je continue à fonctionner comme avant, alors que quelque chose en moi a déjà changé ?
Qu’est-ce que mon corps me signale régulièrement, sans que je prenne vraiment le temps de l’écouter ?
Si j’arrêtais de chercher à maintenir mon organisation actuelle, qu’est-ce que je verrais différemment dans mon quotidien professionnel ?
